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Les 102 rats et la chose de...
C’est en voulant sortir de la caverne, un beau matin, que trois rats plus matinaux que les autres (le rat THOT – un écrivain-jardinier, toujours en avance –, le rat PORTEUR – un baraqué, féru de géométrie – et le rat DIO – qui répétait tout ce qu’on lui disait) eurent la désagréable surprise de ne pas trouver la sortie ! D’habitude, la lumière du jour les conduisait vers l’extérieur au travers de deux grottes qui se succédaient. Mais là, rien ! Aucune lueur pour les guider et, dans la direction qui, à l’odeur et à l’instinct, devait être la bonne, ils ne rencontraient qu’un mur, comme si leur sortie avait été bizarrement bouchée pendant la nuit. Nos trois rats, complètement affolés, allèrent aussitôt prévenir leurs congénères.
Le prestemps de Vincent Lebana
Presser le temps pour ne plus presser le pas, avoir le temps, pourtant, pour ce temps, l'avoir réellement, mais passionnément. L'équilibre de la poésie, l'harmonie des mots qui se détache de soi comme en apesanteur, le regard cloué sur le sol, sur la vie, le quotidien et sur l'amour surtout. Il peut y avoir beaucoup à prendre dans la poésie, tout cela dépend de ce que le lecteur exige ou souhaite recueillir... Le poète, lui, donne toujours, il ne partage guère, il donne.
Par ses vers et quelques unes de ses audaces, l'auteur, Vincent Lebana, nous offre les quelques mots d'une histoire qui lui appartient, chargée de souffrance et d'espérance, de heurts et de malheurs, de bien-être et d'équilibre. C'est son histoire, mais il nous la confie...
Le carnet de Garance de...
« Parcourir notre vie ardemment, sans répit, avec obstination, avec élévation ».
Christian Artaud écrit simplement, avec justesse et patience. Il parcourt les phrases et s’accroche aux mots qui les façonnent, il s’arrête ci et là et invite le lecteur à redécouvrir le monde, par-delà les espaces. Il nous fait deviner la poésie, sa poésie, comme on s’avance sur un chemin de randonnée : avec patience et humilité.
L'amour au présent de...
J’ai changé la table de la salle à manger. J’en ai une plus grande avec rallonges, et tant que ma santé me le permettra, vous recevoir tous, sera du bonheur. Vieillir et accepter de vieillir sera la source du miracle. La distance des derniers moments, infranchissable, un désert. Il n’est plus à moi, il pense, il vit, il aime autrement. Il y a aussi la désappropriation de l’autre. Il y a aussi au cœur de la relation, le désert du deuil affectif et physique. Il faut apprendre que l’autre ne nous appartient pas. Que nous apprend la mort, sinon la solitude ? Aimer l’autre, c’est renoncer à l’avoir, renoncer à ne plus le voir, dans un silence. On ne perd jamais ceux que l’on aime, ils sont avec nous et dans nos cœurs pour toujours.
Souffle de Frédérique Jacquet
Une spirale de souffle se déploie depuis le cœur, lentement… Frédérique Jacquet confie à notre lecture un texte « circulaire » et en « va-et-vient » ; circulaire, autour d’un huis clos central aux côtés de son père vivant les derniers jours de sa vie dans une maison de retraite (« L’instant »), va-et-vient comme le souffle vital, sous forme d’une alternance dans l’écriture (« Le fil de la vie »). Le passé, le présent et l’avenir s’expriment joyeusement, en contrepoint de la naissance d’une évolution spirituelle confiée dans l’intimité du cœur et des âmes. Enfin, le postlude (« Souffle et âme »), neuvième et dernière partie du récit, plante le décor d’une porte s’ouvrant avec tendresse sur un ciel étoilé empli d’incandescentes promesses.
Solitudes partagées de...
Déjà, au concert de la veille, elle n’avait pas quitté Titus des yeux. Elle avait cru voir la musique se dessiner sur ses traits détendus. Il avait les yeux fermés. À un moment, il avait même enlevé ses lunettes et elle avait retrouvé le visage si jeune du gisant. Elle avait compris alors qu’elle était attirée par ce jeune homme comme elle était certaine de ne pas l’avoir été de cette façon par qui que ce fût. C’était comme si elle l’avait toujours connu ou comme s’il lui rappelait quelqu’un dont elle ne se souvenait plus. Quelqu’un dont, au moment où elle cherchait à l’identifier, le souvenir s’évanouissait
effacé par l’image de Titus.
Le chardon brisé de Vincent...
Lancé sur les rapides je sens mon coeur battre, mes muscles se tendre, et mon regard fixer l’objectif à atteindre. Mes yeux voient, mais voient-ils les reflets du soleil dans l’eau, voient-ils les nuages qui se promènent audessus de ma tête, voient-ils la symphonie des couleurs des arbres, voient-ils ces enfants qui jouent sur cette plage de galets ? Voient-ils tout cela ? Glisser simplement sur l’eau n’est pas moins enivrant que filer de tourbillons en tourbillons. Vivre chaque instant de sa vie au mieux que l’on puisse le faire, chaque instant, chaque seconde, qu’elle soit éclair scintillant ou flamme vacillante de chandelle.
Le chardon brisé de Vincent...
Lancé sur les rapides je sens mon coeur battre, mes muscles se tendre, et mon regard fixer l’objectif à atteindre. Mes yeux voient, mais voient-ils les reflets du soleil dans l’eau, voient-ils les nuages qui se promènent audessus de ma tête, voient-ils la symphonie des couleurs des arbres, voient-ils ces enfants qui jouent sur cette plage de galets ? Voient-ils tout cela ? Glisser simplement sur l’eau n’est pas moins enivrant que filer de tourbillons en tourbillons. Vivre chaque instant de sa vie au mieux que l’on puisse le faire, chaque instant, chaque seconde, qu’elle soit éclair scintillant ou flamme vacillante de chandelle.
Mémoire de M, souvenirs...
Pourquoi fouiller dans tes rêves, qui le sait ? Sans doute parce que, sans faillir, tu as su garder ton cœur d’enfant. Des nuits, des jours, temps de moussons et d’éclaircies, des prairies et des buissons d’épines, des arbres même qui ont salué ton passage. Des millions d’inconnus croisés qui ne t’ont pas remarqué, des dizaines, des centaines, des milliers d’êtres aimés, perdus, retrouvés parfois et qui ont laissé leur empreinte comme une brûlure. Tu as vécu, tu vis mon frère, et jusqu’au bout tu chercheras.
La porte d'or de Catherine...
Je suis amoureuse d’une lumière… D’une lumière blanche éclatante, intense et douce à la fois, qui éclaire et brille tout au fond de moi-même… Je la vois les yeux ouverts ou fermés, mais elle se trouve sur un autre plan de ma conscience.
Missions d'urgence de...
Ce désir d’évasion fait partie de ses gènes. Une catastrophe naturelle, une épidémie soudaine, un conflit ethnique et tous ses sens sont en éveil ! Une nouvelle aventure commence avec son lot de découvertes étonnantes, de rencontres inattendues, de surprises décapantes. Son mari la rejoint très vite pour partager cette vie exaltante. Ainsi parcourent-ils ensemble tous les continents, de la Chine à l’Afrique en passant par l’Asie, Haïti, le Caucase ou le Moyen Orient. Ils se donnent corps et âme à la cause humanitaire à laquelle ils croient profondément. Mais, parfois, il arrive que des situations surprenantes les fassent douter au point de vouloir tout arrêter, tandis que d’autres les confortent dans leur choix initial.
Attends-moi, je reviens !...
Mes camarades me gueulent après, que c’est moi, de ma faute, si on va déjà se coucher. Y disent que je suis con, abruti, idiot. Dimitri dit que ceux de la Sistance, on est tous des tardés. Je réponds rien. En plus, je raconte pas tout ce qu’y disent, tellement c’est pas beau. Sylviane a même demandé le silence à tous. Je sais bien, maintenant, qu’on dit pas : la Sistance. Parce qu’on est des enfants assistés par l’Assistance, sinon on aurait personne pour vivre. J’en ai déjà vachement vu des lunes mais jamais assises et si près de nous. Puisque qu’on me croit pas, j’irai tout seul ce soir, et je dirai demain à Sylviane comment elle est, la lune. De près.